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Festival
de Losar - Nouvel an Tibétain |
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Festival |
Lieux |
Date
lunaire |
Prochaine
occurence |
Nouvel
an tibétain ou Losar |
Kham,Amdo |
1jr/1mois |
07/02/08 |
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| Xining
- Tongren - Xiahe - Lanzhou : du 20 Fév.
au 3 Mars 2010 |
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Signification et Calendrier Tibétain
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Le nouvel an tibétain correspond au
début du printemps et est donc célébré
à la même date que le nouvel
an chinois.
À l'origine, les Tibétains utilisaient
un système différent de calcul.
C'était le calendrier de la religion
bön. Selon les registres, le Tibet possédait
son propre calendrier avant le Ier siècle
av. J.-C. La méthode de calcul était
très simple, basée sur un système
de mois lunaires établis d'après
la pleine lune, la nouvelle lune et la demi-lune.
Dans ce système, le Jour de l'An correspondait
au premier jour du onzième mois de
l'actuel calendrier tibétain.
Lorsque
la princesse Wencheng de la dynastie des Tang
qui en 641 se rendit au Tibet pour se marier
avec Songtsan Gambo (roi du Tibet), elle avait
apporté beaucoup d'ouvrages, dont certains
traitaient d'astronomie et du calendrier chinois,
ce qui a joué un rôle dans l'élaboration
du calendrier tibétain.
Au lieu de se servir des périodes lunaires
pour fixer le Nouvel An, on a pris la position
des étoiles comme point de référence.
Certaines régions de Shigatse observent
encore le nouvel an d'après cette méthode
de calcul. À partir du IXe siècle,
le calendrier tibétain commença
à ressembler à celui des Han,
et c'est sous Phagpa (1235-1280) qu'il a connu
son plus grand développement et atteint
sa forme actuelle.
Basé sur les mouvements du soleil et
de la lune, le calendrier tibétain
se décompose en douze mois lunaires
de vingt-neuf ou trente jours. Tous les trois
ans environ, on ajoute
un mois intercalaire tous les 1000 jours pour
compenser le décalage avec le calendrier
solaire des saisons, en fonction duquel s’organisent
les travaux agricoles.
À cet aspect mathématique du
calendrier se sont superposées de lointaines
influences chinoises. Ainsi, on retrouve l’association
d’un animal et d’un élément
naturel pour dénommer chaque année.
Dans ce panthéon astrologique se côtoient
douze animaux (lièvre, dragon, serpent,
cheval, mouton, singe, coq, chien, cochon,
souris, bœuf et tigre) et cinq éléments
(bois, feu, terre, métal et eau).
La première année du calendrier
tibétain correspond à l’an
127 av. J.-C. de notre calendrier grégorien,
date à laquelle le roi tibétain
Nyatri Tsenpo accéda au trône.
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2007
: Année 2134 du cochon de feu |
2008
: Année 2135 de la souris de terre
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Festivités : |
Au
Tibet comme au sein de la diaspora tibétaine,
le Losar est la fête la plus importante
de l’année. C’est le
moment où l’on se débarrasse
symboliquement de tout ce qui a été
négatif au cours des douze derniers
mois, et où l’on s’apprête
dans la joie à entrer dans une nouvelle
année pleine de promesses. Les cérémonies
de passage au nouvel an sont avant tout
familiales et s’étalent sur
plusieurs jours. Leur préparation
débute longtemps à l'avence
dès le début du 12ème
mois.
La veille du nouvel an , les familles tibétaines
se réunissent pour commencer les
rituels. On procède à des
cérémonies d'exorcisme dans
les monastères et on nettoie la maison
de fond en comble, afin d’éliminer
tout ce qui est considéré
comme impur. Puis on partage le Gouthouk,
la « soupe du vingt-neuvième
jour ». Cette soupe, garnie de boulettes
de farine de blé, de viande et de
radis, est porteuse de présages,
symbolisés par quelques ingrédients
inattendus : fil de laine pour la bienveillance,
petit caillou blanc pour un esprit positif,
piment pour le courage, morceau de charbon
pour les pensées négatives
à rejeter... À la fin du repas,
on se purifie symboliquement le corps en
le frottant avec des boules de tsampa (orge
grillée). Chargées des éléments
négatifs de chacun, elles seront
déposées au-dehors et brûlées
en compagnie d’une effigie, également
en tsampa, représentant le mal. Enfin
débarrassé de toutes ces mauvaises
ondes, on peut débuter l’année
sous de meilleurs auspices.
Le matin du jour de l’an, chacun endosse
des vêtements neufs et c’est
le moment de présenter ses vœux.
Les divinités ne sont pas oubliées,
auxquelles on lance des poignées
de tsampa en signe de dévotion. Les
autels de chaque foyer sont également
ornés d’offrandes de toutes
sortes : beignets, chang (bière d’orge),
thé, sel, tête de mouton sculptée
dans du beurre de yack, etc. La journée
se passe en famille, entre prières,
jeux et repas de fête. En effet on
ne doit pas rendre de visites le 1er de
l'an.
Le deuxième jour, il est temps de
sortir pour voir ses amis, parents et échanger
les vœux.
C’est le troisième jour que
l’on peut apercevoir, hissés
sur le toit de chaque maison et des lieux
de culte, de nouveaux drapeaux de prière
tandis que les anciens sont brûlés.
Cela afin de rendre hommage aux divinités
du toit. Les Tibétains s’éloignent
de la ville et vont allumer, sur les collines
alentour, de petits feux de genévrier,
ultime rituel destiné à invoquer
la bienveillance des divinités protectrices.
La
suite des festivités du nouvel an
se déroule du 3ème au 17ème
jour à travers les cérémonies
du Mönlam.
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Lieux : |
Lhassa |
C’est
à Lhassa que l’on pourra encore
le mieux apprécier la fête. En-dehors
des rituels partagés en famille, la
ville est le cadre, pendant plusieurs jours,
de courses hippiques, de carnavals et de représentations
théâtrales.
De nombreux tibétains de toutes les
régions quittent leurs foyers pour effectuer
le pélerinage vers Lhassa afin de se
purifier et participer aux festivités
qui y sont tenues.
Les festivités du Mönlam
à Lhassa sont également
superbes et constituent une expérience
inoubliable. |
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Dharamsala,
Inde |
A
Dharamsala, dans le nord de l’Inde.
C’est là que sont désormais
organisées les cérémonies
officielles du nouvel an tibétain,
en présence du dalaï-lama. Elles
se déroulent en deux étapes,
le premier et le deuxième jour de l’année.
Le premier jour, ou Lama Losar, est consacré
aux affaires religieuses. Les grands dignitaires
des principaux courants monastiques viennent
présenter leurs vœux au dalaï-lama.
Cette journée est également
réservée à des rituels
de prières à l’adresse
de la déesse protectrice Palden Lhamo,
afin qu’elle renouvelle sa bienveillance.
Le lendemain, c’est au tour des dignitaires
laïcs, c’est-à-dire les
membres du gouvernement en exil, de venir
présenter leurs vœux au dalaï-lama.
C’est pourquoi le deuxième jour
est appelé Gyalpo Losar, le nouvel
an du roi. S’ensuivent de nouveaux rituels
de prières.
Ainsi à Dharamsala, la perpétuation
des cérémonies officielles du
Losar autour du dalaï-lama rappelle que
même en exil, celui-ci reste le chef
religieux et laïc incontesté des
Tibétains. |
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