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Activités |
Date
lunaire |
Prochaine
occurence |
Qing
Ming Jie ou fête des
morts |
Visite
et nettoyage des tombes familiales |
15jr/3mois |
5/04/08 |
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Signification et légendes
associées: |
la
Fête de Qing Ming (clarté
- brillante), est un jour désigné
en Chine comme journée
nationale de nettoyage des tombes
depuis 1935. Elle tombe le 4
ou 5 avril. Jour férié
à Taïwan, sa date
y est fixée au 4 avril.
C'est l'empereur Xuanzong, sous
la Dynastie des Tang (en 732
après J.C.) qui préoccupé
par les dépenses rituelles,
décréte que la
cérémonie à
la mémoire des ancêtres
n'a lieu que le jour de Qingming.
De nos jours, Qingmingjie est
donc réduit à
une journée consacrée
à l'entretien des tombes,
un peu comme la Toussaint en
France, mais il s'agissait à
l'origine d'une période
plus longue rassemblant des
rituels et activités
d'origines différentes.
A la base
de la fête moderne on
trouve deux activités
cultuelles très anciennes
:
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Shangsi |
Shangsi
était une fête
attestée dans le pays
de Zheng dès le début
de l'ère chrétienne.
A l'origine, des rituels visant
à chasser les mauvaises
influences et à apaiser
les âmes errantes et
les démons avaient
lieu au bord de l'eau, mais
à l'époque Song
c'était devenu une
simple journée d'activités
en plein air.
C'est essentiellement cet
aspect de sortie dans la campagne
(où sont situées
les tombes) qui subsiste dans
l'actuelle fête de Qing
Ming, avec l'utilisation de
branches de saule pour leurs
vertus apotropaïques.
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Hanshi |
Hanshi,
le manger froid, est une coutume
attestée dès l'époque
des Han Occidentaux dans le
district de Taiyuan. Elle prenait
place à l'origine en
hiver, et on y observait en
l'honneur de Jiezitui, personnage
de l'antiquité ministre
du seigneur de Jin, l'interdiction
d'allumer aucun feu pendant
une période pouvant aller
de cinq jours à un mois.
Cao Cao, fondateur d'un des
trois royaumes, aurait déplacé
ce rituel dans la période
de Qing Ming.
Observée de façon
sévère, cette
coutume semblait d'ailleurs
être préjudiciable
à la santé des
plus jeunes et des plus âgés.
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L'histoire
de Jiezitui, origine du Hanshi |
La
légende populaire qui
récapitule le sens de
la fête est celle de Jiezitui,
présenté comme
un modèle d'intégrité
et de piété filiale.
Durant les Périodes de
Printemps et d'Automne, au 7ème
siècle, le Duc Xiao,
monarque de l'Etat de Jin, nourrissait
l'intention de priver d'héritage
le fils aîné du
prince héritier, Shen
Sheng, au profit de Li Ji, l'enfant
de sa concubine favorite. Plus
tard, Shen Sheng a été
assassiné, et son second
fils Chong'er s'est enfui, ayant
appris que le même sort
lui était réservé.
Il aurait suivi dans son exil
l'héritier du trône
chassé par un ministre
traître, allant jusqu'à
lui offrir un morceau de sa
chair comme nourriture alors
qu'il mourait de faim. Mais
une fois rentré en possession
de son titre, le nouveau seigneur
Jin Wengong oublia totalement
son bienfaiteur.
Le jour où la mémoire
lui revint, mû par le
remord il décida de le
faire rechercher et appris que
la pauvreté l'avait poussé
à aller vivre dans la
forêt avec sa vieille
mère. Comme on ne le
retrouvait pas, quelqu'un eut
l'idée (stupide) de mettre
le feu à la forêt
pour le faire sortir, mais le
résultat fut qu'il y
brûla vif avec sa mère.
Le seigneur de Jin ordonna alors
qu'on lui rende un culte et
qu'on s'abstienne d'allumer
du feu lors de l'anniversaire
de sa mort. L'année suivante,
revenant en pélerinage
sur les lieux, le seigneur découvrit
une pousse de saule à
l'endroit où Jiezitui
était mort. Il la ficha
dans sa coiffure, et les années
suivantes chacun prit l'habitude
d'accrocher une branche de saule
à sa porte en souvenir
du héros. |
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Festivités : |
L'activité principale
des chinois à cette
occasion est d'aller se recueillir
et nettoyer les tombes de
leurs familles, personnages
importants et martyrs pour
leur rendre hommage. On fait
des offrandes et brûle
du papier monnaie afin d'envoyer
de la richesse aux défunts.
Des pétards sont lancés
pour faire fuir les mauvais
esprits. L'encens, trait d'union
entre ciel et terre, est aussi
bruler afin de rentrer en
contact avec l'au dela.
Hanshi a transmis à
la fête actuelle la
coutume de ne pas allumer
de feu pendant au moins un
jour (très peu observée
de nos jours) et de préparer
des mets spéciaux pouvant
être consommés
froids. Le type le plus souvent
mentionné dans les
textes anciens était
une sorte de bouillie, mais
aujourd'hui on pensera plutôt
aux runbing, qui sont à
l'origine des fameux rouleaux
de printemps (chunjuan).
Au temps de la Fête
de Qingming, il commence à
faire doux et la végétation
à verdir. Très
souvent, les gens profitent
de cette occasion pour aller,
en groupe, se promener dans
les champs, faire voler des
cerfs-volants et admirer le
paysage printanier. Le printemps
est la saison du cerf-volant,
notamment dans le nord de
la Chine, où il vente
beaucoup.
Autre coutume intéressante,
malheureusement perdue au
début du XXe siècle:
dans le sud-ouest de la Chine,
on décorait ou gravait
des coquilles d'œufs
à l'occasion de Qing
Ming.
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